ENTRETIEN D’EMBAUCHE  : 10 erreurs fatales

Erreur °1: Venir en touriste

Le candidat n’a pas fait de recherche sur l’entreprise qui recrute. Il ne connaît pas le secteur d’activité, les produits principaux, l’actualité de l’entreprise. Il n’a donc aucune base pour montrer son utilité pour l’entreprise. Par ailleurs une question dans le genre « Que savez-vous de notre entreprise ? » va lui clouer le bec. A contrario, un candidat renseigné pourra apporter une matière riche à la discussion.

Erreur °2: Ne pas savoir se présenter en 2 minutes chrono

Le candidat récite son CV. C’est long, plat, et ennuyeux. Le candidat ne sait pas mette en avant ses points forts. De même, dans la suite de l’entretien, le candidat fait des réponses trop longues, sans donner de détails marquants. Il donne l’impression de noyer le poisson sous un flot de paroles.

Erreur n°3: Ne pas avoir préparé ses réponses aux questions piège

« Quelles sont vos qualités et quels sont vos défauts ? » : nous sommes d’accord, cette question est bateau. Mais elle sert aussi à savoir quel est le degré de préparation du candidat.

Un candidat qui se présente en entretien sans avoir préparé ses réponses aux questions piège est comme un plongeur en grande profondeur qui se jette dans l’océan sans avoir vérifié le niveau d’oxygène de ses bouteilles.

Erreur n°4: Dire du mal.

Si, en parlant à votre voisin, vous dîtes du mal de votre belle-mère, votre voisin va se demander: « Qu’est ce qu’il dit de moi, quand je ne suis pas là ? »

D’une manière plus générale, le recruteur vous assimile à vos commentaires. Si vous parlez de choses sur un plan négatif, cela plombe l’entretien.

En particulier, il conviendra de ne jamais dire du mal de votre ancien employeur. Vous êtes parti en claquant la porte? Une version possible est « J’avais fait le tour de ce poste, j’avais besoin de nouveaux challenges.»  Le recruteur creuse, voire s’est renseigné ? Restez sobre.

Sur le même plan, ne dîtes pas de mal des autres entreprises sur votre marché, ou d’autres recruteurs que vous pourriez avoir rencontré.

Un truc: quand vous parlez d’absents, n’hésitez pas à en rajouter sur leurs qualités ! Par un curieux effet psychologique, on vous créditera de ces qualités ! Si vous dîtes « ma belle mère est une personne qui sait vraiment écouter,» les gens vous prendront pour un champion de l’écoute. Il faut le voir pour le croire.

Erreur n°5: Poser les mauvaises questions.

Les mauvaises questions:

1/ Trahissent votre manque de préparation et votre méconnaissance de l’entreprise qui recrute. Aujourd’hui, avec internet, on attend du candidat qu’il soit au minimum resté 5 minutes sur le site web de la société.

2/ Les mauvaises questions sont aussi les questions auto-centrées, qui arrivent trop tôt dans l’entretien « Combien je vais gagner ? », « Il y a des tickets restaurant ? » et autres  « Est-ce qu’il y a une mutuelle ? »

3/ Autre types de mauvaises questions: celles qui portent sur des détails techniques peu pertinents.

4/ Aborder le salaire trop tôt est une erreur. Le recruteur n’a pas encore décidé de vous choisir.

5/ Les mauvaises questions, ce sont aussi les questions qu’on ne pose pas ! N’avoir aucune question discrédite un candidat, qui trahit son manque de curiosité envers l’entreprise.

Erreur n°6: Mentir

Vous avez le droit de vous présenter à votre avantage, de tirer la couverture à vous, c’est de bonne guerre.

Maintenant, si le recruteur découvre dans votre discours un bon gros mensonge des familles, il va actionner le siège éjectable direct. Il y a rupture du contrat de confiance.

Les recruteurs savent que beaucoup de candidats mentent, en particulier sur la durée de leurs emplois, leurs responsabilités réelles et leurs réalisations.

Point n°7: Afficher des signes du manque de confiance en soi. 

Vous le savez, on vous l’a dit et répété: 90% de la communication passe par le langage corporel. Maintenant, pas facile de travailler ce point.

On vous dit: regardez les gens dans les yeux. OK, mais si vous appuyez trop, vous allez passer pour un psychotique. Par ailleurs, si vous ne vous entrainez pas avant l’entretien, votre regard risque d’être… fuyant. Un bon terrain d’entrainement: les vendeuses, garçons de café et fonctionnaires des Postes et Télégraphes !

Quelques astuces: poser sa voix, parler avec autorité. Parler assez lentement. Faire des pauses entre les idées (ce qui montre que vous n’avez pas peur d’être coupé, donc que vous avez confiance en vous).

Erreur n°8: Raconter sa vie

Une petite souris placée dans le cabinet d’un recruteur aurait beaucoup à dire. Nombreux sont les candidats qui ont tendance à s’épancher quand on leur prête une oreille attentive.

Attention au recruteur qui crée une ambiance dans le genre « On est une famille, on se dit tout. » Règle d’or: se montrer très discret sur sa vie personnelle.

Aussi, on n’est pas obligé de répondre aux questions trop pointues. Si le recruteur insiste, on pourra couper court avec une formulation du style « Je suis quelqu’un d’organisé, ma vie privée n’a pas d’incidence sur ma vie professionnelle.»

Pour ce qui est des passions et autre activités, moins on en dit, mieux on se porte: les gens ont vite fait de vous coller une étiquette sur le front. Cette étiquette n’est pas forcément mauvaise. Mais voulez-vous qu’un recruteur se souvienne de vous comme « Le type qui anime le Téléthon» ou « Le candidat idéal ? ». Ne brouillez pas votre image avec des éléments qui ne sont pas pertinents pour l’entreprise.

Quelques jours après l’entretien, c’est tout ce que le recruteur aura gardé en tête: une image. Et c’est avec cette image qu’il décidera, ou pas, de vous inviter pour un deuxième round. C’est sympa le téléthon, mais ça ne fait pas vendre des chaudières.

Erreur N°9: Ne pas écouter le recruteur

Certains candidats posent des questions, juste parce que ça fait bien, mais ils n’écoutent pas les réponses, et ne s’en servent pas d’un entretien à l’autre. En entretien d’embauche il s’agit de se vendre, oui. Beaucoup de gens croient que vendre, c’est beaucoup parler. Mais des études ont montré que des grands vendeurs passaient environ 80% de leur temps à écouter, pour pouvoir par la suite proposer des arguments mitonnés aux petits oignons.

Erreur N°10: Etre mou

Beaucoup de candidats ont un niveau d’énergie assez faible. Conclusion, le recruteur est mort d’ennui. L’idée, c’est d’avoir un niveau d’énergie légèrement supérieur à celui du recruteur. Par ailleurs, comme l’attention de recruteur baisse tout au long de l’entretien, c’est à vous de remettre du jus, en vous passionnant, parlant plus fort et de façon plus animée.